felicie salade complète
17 juillet 2019 by Cel 1 Comment

3 astuces pour faire aimer les légumes aux enfants

C’est peut-être la question que nous nous posons le plus, en tant que parents : comment faire manger des légumes à nos enfants ? C’est normal, nous souhaitons nos enfants en bonne santé, qu’ils prennent de bonnes habitudes alimentaires … mais pourtant, de nombreux enfants rejettent les légumes (les miens y compris, par période, rassurez-vous !). Résultat ? En tant que parents, nous nous ne prenons la tête !

Cet article fait suite au carnaval d’articles organisé par Nath du blog Nutri-mômes. Les blogueurs s’unissent et publient autour du thème “Vos 3 astuces pour faire manger des légumes aux enfants“. vous aurez accès librement à la compilation de ces articles sous forme d’un e-book gratuit. Si vous avez aimé cet article, vous pouvez cliquer sur Partager l’article ! J’aime tout particulièrement l’article de Nath sur les collations saines pour les enfants, ça donne des idées pour renouveler les petits goûters de la journée … 

Tous mes secrets pour faire aimer les légumes aux enfants

Pourquoi les enfants n’aiment pas les légumes ? 

Avant d’explorer les moyens à mettre en oeuvre pour réussir enfin à faire manger et apprécier les légumes, pourquoi tous les enfants ont des difficultés, un jour ou l’autre, face aux légumes ? Trois principaux facteurs pourraient expliquer cette tendance, selon mon expérience et mes lectures.

La période de néophobie alimentaire 

C’est une période de développement absolument normale que connaissent pratiquement tous les enfants entre 2 et 6 ans (c’est rassurant, non ?). Il s’agit d’un refus de goûter ce qui est nouveau. Mais ce n’est pas le rejet de ce qui est nouveau en soi, comme un fruit exotique qu’on n’a jamais goûté. Mais c’est la capacité très limitée des enfants à tolérer différents modes de présentation, même pour un aliment déjà présenté par les parents. En fait, l’enfant ne reconnait pas l’aliment. L’adulte sait qu’une carotte entière, des carottes râpées, des carottes vichy, c’est le même légume … l’enfant non ! Pour en savoir plus sur la néophobie alimentaire, je te renvoie vers cet article.

Pour renforcer cela, les légumes sont très « imprévisibles » dans le sens où ils peuvent prendre des apparences très variées, tant il existe de manière de les préparer. Même s’il existe différentes recettes de pâtes, elles restent en comparaison beaucoup plus reconnaissables et donc « prévisibles » (cf. article de Jo Comark en anglais très intéressant). 

L’apprentissage des saveurs acides ou amères 

Contrairement aux saveurs sucrées que l’enfant connaît dès le début de sa vie avec le lait maternel, les saveurs acides et amères ne sont pas connues par l’enfant. Elles demandent un apprentissage et donc de multiples expositions pour se familiariser avec ces saveurs. De plus, il faut savoir que la perception des saveurs est propre à chacun. Nous ne les ressentons donc pas à partir des mêmes seuils. Ces « seuils » sont liés à notre patrimoine génétique, mais aussi à nos habitudes alimentaires. Notre enfant peut donc être plus sensible que nous à certains goûts. 

oser goûter des fleurs d'acacia
Apprendre à oser goûter (ici, des fleurs d’acacia)

Le contexte de l’alimentation industrielle

Les industries agro-alimentaires ont très bien compris cette attirance naturelle pour le sucré et le salé. En habituant nos papilles à ces saveurs (y compris dans des aliments qui ne devraient pas en avoir), cela élève notre seuil de détection. Nous en mangeons alors en bien plus grande quantité. Nous pouvons alors avoir du mal à manger des aliments qui en ont moins. Nous nous en rendons très bien compte lorsqu’on a donné certaines habitudes de consommation à nos enfants, à quel point revenir à du fait maison peut-être difficile. C’est tout à fait vrai pour nous adulte aussi d’ailleurs !

Face à ces trois constats, j’ai voulu explorer trois astuces pour aider à faire apprécier les légumes aux enfants, astuces plus liées au contexte des repas dans la famille, qu’à des recettes. Pourquoi ? Parce que le contexte du repas change le goût. Par exemple, si nous sommes stressés ou préoccupés, nous ne savourerons pas un repas, ni nous ne sentirons les goûts de la même manière que dans une ambiance détendue. C’est la même chose pour nos enfants !

3 astuces pour faire aimer les légumes aux enfants

Astuce n°1 / la posture du parent : patience, persévérance et confiance

Rester patient et zen à table

À la lecture des explications données plus haut, nous comprenons que cela ne sert à rien de mettre la pression à nos enfants. Cela peut même être contre-productif en ancrant un rejet profond en eux. Par contre, je le reconnais, cela demande un réel lâcher prise pour les parents, ce qui peut être difficile (ça l’est pour moi !). Personnellement, je le vis souvent comme un échec, surtout, si j’ai passé beaucoup de temps en cuisine.

J’ai lu la phrase suivante, que je vais essayer de garder en tête : « un refus ne doit pas être considéré comme un échec, mais comme le début d’un apprentissage. Donc peut-être d’une future réussite ». Cette phrase positive est rassurante, non ? Elle est extraite du livre de Carole Ligniez, « Education alimentaire : 21 ateliers d’éveil au goût et aux 5 sens », Editions Dunod. Une lecture très enrichissante sur l’apprentissage du goût. De nombreux éléments de cet article sur cet aspect du goût en sont tirés.

De plus, nous le savons bien, plus l’enfant sentira que nous sommes réactifs sur ce sujet, plus il cherchera à s’affirmer et s’opposer inconsciemment. C’est pour cela que les repas chez la nounou par exemple se passent généralement mieux que ceux à la maison, car la nounou a une plus grande distance affective. Donc, restons zen !

Persévérer dans nos propositions légumières

Par contre, cela ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras. Comme dit plus haut, l’apprentissage des saveurs acides et amères s’apprennent, de même que les capacités de représentation des enfants. Il s’agit donc de présenter régulièrement, sous différentes formes, les aliments rejetés, sans contraindre ni par la force, ni par la récompense.  En effet, cela ne fera pas apprécier l’aliment pour ce qu’il est, voire cela le fera moins aimé. Il faudrait entre 10 et 15 présentations d’un même aliment, sans contrainte, pour apprendre à l’apprécier. Nous pouvons par exemple dire à l’enfant « tu n’aimes pas encore … ». En effet, le goût évolue et change avec le temps. Nous avons tous souvenir d’un aliment que nous n’aimions pas enfant et que nous aimons maintenant, non ? Donc, persévérance …

Avoir confiance en notre enfant

C’est aussi ne pas forcer l’enfant. Il sait bien mieux que nous estimer sa faim et se réguler, cela sur plusieurs jours. Il s’agit donc de le laisser manger s’il a faim et de ne pas le forcer à finir s’il n’en veut plus. Pour autant, il s’agit de rester vigilant : pas de double-dessert, même s’il n’a pas trop mangé le plat. Cette capacité de régulation est très importante pour construire un rapport sain à la nourriture. Nous voyons bien que, nous-mêmes adultes, nous avons du mal à nous réguler tant nous avons été bercés par « il faut finir ton assiette », « pas de restes », etc.

enfant qui mange une assiette de légumes et de céréales
Faire confiance à son enfant tout en persévérant dans nos propositions légumières … même si ce n’est pas facile au quotidien

Astuce n°2 / rendre nos enfants acteurs de leur alimentation 

J’ai la logique suivante : plus l’enfant se sentira en maîtrise de sa propre alimentation, plus il aura envie de goûter ; plus il complètera sa représentation d’un légume, plus il le reconnaitra et plus il aura envie de goûter. Nous décidons de beaucoup de choses dans la vie d’un enfant, donc laissons-le faire par lui-même, dans un cadre que nous définissons évidemment. Ce n’est pas une garantie mais cela créé un contexte favorable. Voici quelques pistes à tester avec les enfants :

  • choisir les légumes à cuisiner pendant les courses,
  • faire un jeu de devinettes avec les légumes comme là,
  • cultiver et voir pousser les légumes,
  • cueillir les légumes au jardin ou à la ferme (comme ici),
  • choisir une recette de cuisine,
  • cuisiner avec son enfant,
  • se servir tout seul.
Faire cuisiner les légumes pour apprendre à les aimer (ça peut mettre du temps … ma miss n’a pas voulu manger les aubergines ce jour-là, alors qu’elle les a choisi dans la recette)

C’est évidemment un des objectifs de ce blog, vous retrouverez ici l’index de toutes les activités autour de la cuisine et de l’alimentation à faire avec les enfants.


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Astuce n°3 / et si on changeait le déroulement du repas ?

Changer le cadre, les habitudes et le déroulement du repas peut être un moyen ludique d’amener les enfants à vouloir goûter … et apprécier les légumes. Ils appréhendent le monde par le jeu … donc transformons le repas en un moment ludique et décomplexé. Voici quelques idées :

Picorer avant le repas

On dit qu’il ne faut pas grignoter avant les repas, mais ce n’est pas si facile parfois. Par exemple, bien souvent à la maison, ma petite miss a déjà faim alors que je suis en train de préparer le repas (et qu’il n’est donc pas prêt). J’essaye donc maintenant d’avoir des légumes ou des fruits prêts à être mangé : betterave, carotte, tomate cerise, melon, pastèque, etc. Elle fait une grande partie de son repas à ce moment-là ! Le tout est de prévoir d’avoir ce type d’aliments en réserve, pour éviter que l’enfant se bourre de pain ou d’autres choses … 

Le repas-apéritif

C’est un concept que j’aime beaucoup avec les enfants, car il permet de concilier l’envie des parents ET des enfants. En effet, en tant qu’adultes, nous aimons souvent l’apéro ! Oui, mais, c’est l’occasion pour nos enfants (et nous) de se jeter dessus de manière déraisonnable (on retrouve les aliments industriels avec les fameux additifs addictifs) jusqu’à ce qu’ils n’aient plus faim. Transformons donc l’apéritif en repas, avec des aliments sains et si possible fait-maison, et tout le monde est content. Tu trouveras un article sur le sujet ici.

Composer soi-même son assiette mosaïque

Je vous en ai parlé déjà ici, le principe est d’avoir une certaine variété d’ingrédients de base (légumes cuits/crus, céréales, légumineuses, protéines végétales/animales, condiments divers, etc.) et chacun compose son assiette à sa guise en piochant dans chaque famille d’aliments. L’enfant choisit donc librement le ou les légumes qu’il veut manger. S’il ne veut pas en manger, il y est exposé régulièrement … et un jour, il en mangera ! J’essaye de mettre en place ce type de repas de temps en temps, car cela marche particulièrement bien avec ma grande miss. Je fais notamment cela avec les salades composées, comme dans cet article.

différents plats de légumes, de céréales et de sauce pour composer une assiette mosaïque
Différentes propositions pour que chacun compose son assiette

Mémo pour faire aimer les légumes aux enfants :

Astuce n°1 : patience, persévérance et confiance

Astuce n°2 : des enfants acteurs de leur alimentation 

Astuce n°3 : un déroulement du repas différent de temps en temps

J’espère que ces trois astuces et ces explications vous permettront d’aborder le temps du repas de manière plus sereine. Et moi aussi ! Je sais que personnellement, je dois surtout travailler sur le premier point. La compréhension de la construction du goût m’aide dans ce défi. Et vous, quelles sont vos difficultés à table avec vos enfants ?

Je vous laisse avec quelques recettes à proposer à vos enfants dans ce « cadre » posé : des recettes pour faire apprécier les légumes verts aux enfants ici et celles où on cache les légumes ici (mais on dit qu’ils sont là !). Bon appétit !

goûter la découverte
11 juin 2019 by Cel 4 Comments

Pourquoi éviter de dire “est-ce que tu aimes ?” à un enfant ?

Cet article … un peu différent des autres … est plutôt une réflexion, pour nourrir notre positionnement en tant que parent face à l’alimentation de nos enfants. On peut être souvent inquiet face à nos enfants à table et leurs comportements : mange-t-il trop/assez ? Mange-t-il assez équilibré et diversifié ?  Va-t-il manger ce que j’ai préparé ce soir ? Je sais que, personnellement, j’ai comme un élan instinctif d’inquiétude qui me fait sur-réagir, les soirs où mes filles mangent peu et rejettent ce que j’ai préparé (ce qui arrive assez souvent en ce moment 😞). J’essaye de le canaliser et le rationaliser petit à petit …

C’est pourquoi la lecture de cet article de Jo Comarck (en anglais) m’a interpellé. Elle est conseillère en alimentation, spécialisée dans les enfants difficiles à table. Son exemple est celui de Lisa, une petite fille anxieuse avec de fortes difficultés face à l’alimentation. C’est donc particulièrement indiqué, si vos enfants sont très difficiles à table, mais je pense que c’est intéressant à garder en tête pour tout parent. Les éléments que je vous présente en italique ci-dessous sont adaptés de son article. 

image principale de l'article pourquoi éviter de dire "est-ce que tu aimes ? à un enfant ?

La situation :

Un jour, Lisa ose s’aventurer hors de sa zone de confort et goûter un aliment qu’elle ne connaît pas, par exemple, une tranche de concombre. Son parent est tellement content de pouvoir rajouter un nouvel aliment à la liste de ce que son enfant aime. Il lui dit : « ah, tu aimes le concombre ?! ». Et là, Lisa répond : « non ! » (et ce n’est pas pour l’embêter !).

Qu’est-ce que nous pouvons avoir en tête en tant que parents ?

On espère tellement que notre enfant mange varié et suffisamment tout en ayant du plaisir à manger évidemment, que les repas soient moins stressant pour toute la famille … Alors, le « est-ce que tu aimes ? » porte toute cette joie et cet espoir, non ? C’est aussi un moyen pour nous d’encourager notre enfant à sortir de sa zone de confort et essayer de nouvelles choses. C’est un moyen de valider un essai, pour pouvoir le rajouter à la liste des aliments appréciés.

Qu’est-ce que notre enfant peut avoir en tête ?

Pour notre enfant, ce « non » peut vouloir dire : « je ne sais pas si j’aime le concombre, c’est très nouveau pour moi. Peut-être que demain, je ne l’aimerai plus. »

Cela peut également signifier : « je ne suis pas sûr de ce qu’aimer veut dire. J’aime les aliments que je connais. Là, c’est très nouveau et un peu étrange, je ne sais pas encore. »

Cela peut-être aussi : « arrête de me regarder ! J’ai juste envie d’explorer sans être le centre de l’attention. »


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« Est-ce que tu aimes ? », une question à éviter ?

C’est une question fermée

On ne peut répondre que oui ou non. Alors que les apprentissages se déroulent plutôt dans une zone brumeuse « grise» où rien n’est encore tranché, là, cela demande à nos enfants de passer en noir ou blanc. Cela demande une affirmation que les enfants ne peuvent pas encore avoir dans une phase de découverte.

C’est une question compréhensible et normale

En tant que parents, on souhaite vraiment que notre enfant apprécie cette nourriture. C’est aussi une part de notre culture et une question d’habitude : on liste et on parle de ce que notre enfant aime ou n’aime pas, de ce que nous aimons ou pas.

Laisser goûter sans pression

Comment échanger avec notre enfant, sans fermer les portes ?

Être descriptif en se centrant sur les sens

Il s’agit d’être plus descriptif dans les sensations ressenties : « c’est froid, croquant et humide dans ma bouche » par exemple. Je fais le parallèle avec encourager un enfant en parentalité positive. On évite de dire « ton dessin est beau » (ce qui est très subjectif et met l’enfant en position d’attendre un jugement positif de votre part sans le faire pour lui-même). Mais on cherche plutôt à décrire le dessin pour montrer l’attention qu’on porte à ce qu’a fait notre enfant, au-delà du résultat. C’est un peu pareil avec l’alimentation et le goût selon moi : on cherche à décrire avant tout les sensations, plutôt qu’à dire j’aime/je n’aime pas. Si notre enfant répond « cela a un goût bizarre », résistons à la tentation de répondre « mais non, c’est super bon ! ». Seulement essayer de refléter et reformuler son ressenti : « ce concombre a un goût étrange pour toi ! ». Si vous souhaitez développer cette approche par les sens, vous trouverez ici mon activité sur les devinettes du goût.

Ne pas faire de notre enfant le centre de l’attention

Cela met beaucoup de pression, si on regarde avec insistance notre enfant … et peut provoquer automatiquement un rejet immédiat. Laissons-le faire ses essais tranquilles !

Cela peut-être difficile à faire pour nous, car à la fois cela demande de mettre de côté notre élan instinctif et d’agir d’une façon qui ne nous parait pas naturelle. Mais laissons simplement nos enfants explorés -sans pression- l’alimentation … cela les mènera peut-être à de nouvelles découvertes et à accepter de nouveaux aliments, quand ils y seront prêts ! Ce qui est bien ce que nous souhaitons finalement, non ?

Petit mémo pour la suite :

Comme dit en intro, c’est un élément de réflexion que je porte à votre connaissance. Je ne le pratique pas encore moi-même, mais cet article m’a justement interrogé sur mon comportement à table avec mes filles. Je compte bien essayer de tester un peu plus cette approche. Voici mon petit mémo intérieur :

  • À tester dans les phases de découverte de nouveaux aliments (pour les enfants ne présentant pas de difficultés particulières avec l’alimentation).
  • Laisser dire spontanément “j’aime“, quand l’enfant souhaite affirmer son choix et son goût.
  • Expliquer l’évolution du goût : “je n’aimais pas tel aliment, j’ai continué à goûter et un jour j’ai aimé“. Le goût n’a rien de définitif, il évolue avec le temps. 
  • Se rappeler également que les enfants ont une phase de néophobie alimentaire absolument normale (cf. mon article sur le sujet ici).

Et vous, que pensez-vous de ces propos ? Qu’est-ce que cela vous évoque ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires ci-dessous, je serai ravie d’avoir votre avis.

manger dans la joie et la gourmandise
9 janvier 2019 by Cel 3 Comments

5 astuces pour des repas sereins en famille

Bonne résolution de début d’année ou non, passer des repas sereins est important pour de nombreuses familles. Pourquoi ? C’est tout d’abord dans la semaine (et nos quotidiens pressés !), un des endroits où nous passons finalement le plus de temps tous ensemble … autant que cela se passe bien !

Ensuite, nous parents, nous projetons souvent beaucoup d’attentes voire d’inquiétudes sur ce moment : manger diversifier (est-ce que mon enfant a tous les apports qu’il lui faut ?), construire l’esprit de famille (pourquoi mon petit dernier ne reste pas en place, alors que c’est un des seuls moments qu’on passe tous ensemble ?!), faire respecter son autorité voire répliquer certains schémas vécus plus jeunes (fini ton assiette ! tu n’auras pas de dessert ! etc.).  

Hors, ces moments à table construisent un rapport sain à la nourriture, sans relier celle-ci à nos émotions ou à un rapport affectif : savoir manger à sa faim et ressentir sa satiété (combien d’adultes le peuvent, tant on a appris à finir notre assiette !?), être curieux et goûter de tout (cela prend du temps !), ne pas percevoir le dessert (et les aliments sucrés) comme une récompense ultime (voir cet article de Nos petits mangeurs à le sujet). Bref, beaucoup de choses se jouent au moment du repas … alors pour commencer cette année 2019 sur de bonnes bases, voici quelques astuces pour des repas -plus- sereins en famille. 

5 astuces pour des repas sereins en famille

1/ Être bien assis

Ce conseil peut paraître « tout bête » et pourtant … Les jeunes parents savent combien il est difficile de faire rester les bambins à table, particulièrement quand ils passent par exemple de la chaise haute au réhausseur. Chez nous vers 2-3 ans, ma grande miss ne restait pas en place : elle ne voulait plus le réhausseur, elle voulait une chaise de grand et se mettait donc à genoux … mais elle avait des fourmis dans les jambes, elle se relevait … bref, une tornade à table ! Il faut d’abord savoir que les jeunes enfants ne peuvent pas rester longtemps assis à table, autant en prendre conscience, cela enlèvera des tensions inutiles !

Ensuite, leur permettre d’être assis dans une position physiologique les aidera à rester assis. Quèsaco ? C’est-à-dire les pieds à plat (touchant le sol ou un support). Pour cela, la solution que nous avons trouvée et qui a nettement amélioré nos repas, c’est la chaise évolutive. En pouvant ajuster l’assise et un plateau servant de repose-pied, cette chaise suit l’enfant quasiment de 6 mois à l’âge adulte. Une des plus connues est la Tripp-Trapp de Strokke que nous avons pour ma petite miss (elle est chère, merci la liste de naissance !), sinon guetter Le bon coin ou autre site d’occasion, c’est comme cela que nous avons eu celle de ma grande miss.  

2/ Faire participer l’enfant

Inclure l’enfant dans les préparatifs du repas le responsabilise et peut l’aider à vouloir manger. Cela peut être : 

  • La préparation des repas évidemment, j’en parle beaucoup sur ce blog (retrouvez toutes mes recettes de cuisine avec les enfants ici)
  • Le choix du menu : que vous planifiez votre menu pour la semaine ou au jour, le jour, incluez de temps en temps votre enfant dans cette activité-là (voir l’article ici). Il va souvent choisir ses plats préférés, mais ça peut être l’occasion de commencer à lui apprendre à équilibrer une assiette entre les féculents, les légumes et éventuellement des protéines : « ok, tu as choisi des pâtes, et quel légume veux-tu dans ton menu ? Une salade de carottes râpées ?  D’accord ».
  • La mise en place de la table et débarrasser à la fin du repas : les tout-petits ont très tôt envie d’aider, de manipuler en nous imitant… et cela ne dure pas ! Donc, il s’agit de prendre l’habitude petit : ne pas hésitez dès 18mois-2 ans à permettre à votre enfant de mettre son couvert, en ayant un placard accessible avec sa vaisselle (y compris un verre en verre : les enfants peuvent être très précautionneux si on leur laisse la possibilité). Évitez aussi si possible de présenter ce moment comme une corvée : c’est une des tâches à réaliser dans la maison, plus on s’y met à plusieurs, plus cela laisse du temps pour d’autres choses (jeux, histoires, …). C’est aussi un moyen d’apprendre l’entraide dans la famille : « on s’aide dans une famille ! » comme répète maintenant ma grande miss 😉
participer aux courses
Participer aux courses (avec une recette illustrée ici)

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3/ Avoir faim au repas 

Troisième astuce à l’apparence simpliste, mais on l’a tous observé : en général, quand notre enfant a très faim, on n’a pas besoin de répéter 10 fois « mange ! » (genre ma grande miss après ses 2h de piscine ce matin !). Donc, cela signifie trois choses :

  • Accepter que notre enfant n’ai pas/peu faim : « L’enfant sait spontanément de quelles quantités de nourriture il a besoin. S’il mange moins à un repas, il mangera plus au repas suivant. Faisons-lui confiance. » Catherine Guegen. Savoir écouter sa faim, c’est savoir se réguler, construire un rapport sain à la nourriture (ne pas se bourrer de chocolat parce qu’on est fatigué par exemple … dixit moi-même après 2 ans de nuits entrecoupées). C’est une compétence que peu d’adultes ont ! Cette difficulté conduit à des comportements alimentaires pouvant amener à des problèmes de santé (obésité, diabète, etc.). 
  • Limiter le grignotage : c’est aussi la base pour que notre enfant ait envie de manger à table ! Oui, mais, mon enfant a par exemple souvent TRÈS faim 15 minutes avant que le repas soit prêt …  Cela, chez les petits, peut amener à des crises, tant ils ne sont pas en capacité de gérer cette chute de la glycémie qui entraîne une déstabilisation émotionnelle. Deux solutions : soit revoir l’organisation pour manger plus tôt, soit accepter de donner un petit en-cas qui est acceptable pour vous. À la maison, c’est un petit fruit ou quelques bâtonnets de carotte le plus souvent (ça fait l’entrée du repas et une portion de fruit ou légume !). 
  • S’assurer que notre enfant se dépense suffisamment : les enfants en ont beaucoup besoin, alors qu’entre l’école et les soirs pressés, ils ne mettent pas si souvent le nez dehors ! Donc, il s’agit , dès qu’on peut, de leur permettre de se dépenser : un tour à vélo pour acheter le pain, une balade pour aller chez le boucher, etc. À défaut, surtout l’hiver où la nuit arrive vite, cela peut-être de construire une circuit de motricité à l’intérieur comme le blog Minuscule infini le présente ici et ici. Personnellement, j’aime cette idée, car mes deux miss sont vraiment dans la motricité globale en ce moment et apprécient beaucoup toutes les deux ce genre d’installation malgré leur différence d’âge. 
Manger avec appétit
Manger avec appétit

4/ Lâcher-prise et faire confiance à son enfant 

Sans laisser tout faire à son enfant, il est fatiguant (et inefficace)  au quotidien de « guerroyer » sur tout ! Cela nous épuise et construit un rapport d’opposition avec notre enfant. Donc, on peut se poser 5 minutes et s’interroger sur ce qui est vraiment important pour nous les parents : quelles règles sont importantes pour moi ? Quelles sont les capacités de mon enfant en fonction de son âge ? Pour cela, je vous conseille le livre d’Isabelle Filliozat « J’ai tout essayé ! ».

Établir 2-3 règles (je préfère le terme de « limite », c’est-à-dire poser un cadre avec des permissions -le comportement désiré- et des informations). Les expliquer clairement à son enfant … et se détendre sur le reste. À vous de voir les « limites » qui sont importantes pour votre famille ! Et s’il y a des soirs où on n’y arrive pas, cela ne sert à rien de se culpabiliser : on avance à petits pas !

Je vais vous donner deux exemples personnels : une réussite et un échec (pour l’instant !). 

  • Le temps du repas : quelques fois ma grande miss commence à manger, puis préfère aller jouer. On lui demande si elle n’a plus faim : « oui !“. On lui rappelle alors le cadre chez nous : « le repas est terminé quand la table est débarrassée ». Ensuite, on s’assure qu’elle ait bien compris, avant de sortir de table. Si elle revient avant qu’on ait fini de manger, elle peut continuer son repas. Il lui arrive de revenir quelquefois réclamer après que la table soit débarrassée : on rappelle calmement la règle … et tout ce passe bien ! C’est plutôt pour faire durer la soirée : si elle avait faim, elle serait restée à table !
  • Le gaspillage : c’est un des points les plus difficiles pour moi (car très important à mes yeux) et qui peut rentrer en contradiction avec l’écoute de la faim. Pour lui apprendre à estimer sa faim (et donc ne pas gaspiller), nous laissons ma grande miss se servir ou nous la servons et elle nous dit « stop ». Elle pourra évidemment en avoir à nouveau si elle a encore faim. Cela marche à peu près … mais pour le côté « boisson », elle demande très souvent tisane ou lait, qui reste dans le bol ! Et là, c’est moi qui dois souffler et lâcher-prise !!! 
Le plaisir de picorer !
Le plaisir de picorer !

5/ Interroger ou raconter une histoire 

Cette dernière astuce est plus anecdotique, mais comme elle marche très bien ici, je vous la partage ! Ma grande miss est fan d’histoire … donc raconter une histoire pendant le repas (le dernier dessin-animé vu, l’histoire des 3 petits cochons ou de la Belle au bois dormant au choix) permet de capter son attention et de créer une discussion, qui l’inclue dans le moment du repas et lui donne envie de manger. Récemment, nous avons aussi testé l’histoire autour d’un légume, par exemple le poireau (un jour que ma grande miss faisait la grimace en les voyant dans son assiette) : qu’est-ce que c’est comme légume ? Où est-ce que ça pousse ? Dans la terre, sur la terre, dans un arbre ? D’où est-ce que ça vient ? Et comme ça, on raconte une histoire autour de l’aliment, ce qui donne envie de le manger ! (oui, elle a mangé ses poireaux ce soir-là !).  

Manger sereinement dans la joie
Manger dans la joie

Armé de ces cinq astuces, j’espère que cela vous aidera à aborder le moment du repas avec calme. Cet article fait partie du carnaval d’articles sur le sujet, réalisé par Nath du blog Nutri-mômes.  J’aime particulièrement cet article qu’elle a écrit, donnant 8 idées de collation saine pour les enfants. Vous avez accès à la compilation de l’ensemble des articles et donc des astuces des autres blogueurs, sous forme d’un e-book gratuit que vous trouverez ici chez Nath

N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos astuces, je me ferai un plaisir de les compiler dans un nouvel article. À vos claviers ! 

goûter
3 novembre 2018 by Cel 3 Comments

L’échec de la courge spaghetti ou pourquoi les enfants n’aiment pas les légumes

Tout a commencé avec une courge spaghetti dans le panier de l’AMAP, je me suis dit « facile ! ». C’est assez neutre, cela ressemble à des pâtes, ça va passer tout seul ! Et … pas du tout, alors qu’elle en mangeait très bien l’année dernière ! Quelques jours plus tard, je discutais avec une maman qui me disait que sa fille devenait difficile, alors qu’elle mangeait de tout avant, comme ma grande miss. Mais que ce passe-t-il ? Pourquoi tous de très nombreux enfants ont des périodes « j’aime pas les légumes » ? C’est le sujet du jour !

pourquoi les enfants n'aiment pas les légumes

Essai n°1 : courge spaghetti à la carbonara

La courge spaghetti est magique : lorsqu’elle est cuite (couper en deux, enlever les graines, au four à 180°C pendant 45min), la chair se détache sous forme de spaghetti. Ensuite, on peut l’accommoder comme des pâtes (carbonara ou bolognaise), en gratin, en galettes, etc. Je fais le plus souvent la version carbonara (oignons/lardons/crème fraiche ou soja), que je fais gratiner au four en remettant tout le mélange dans les coques de peau de courge. Je m’inspire de cette recette. C’est sympa comme présentation ! Pourtant, ma grande miss n’a pas du tout aimé !

Test n°1 : courge spaghetti à la carbonara
Test n°1 : courge spaghetti à la carbonara

Essai n°2 : galette de courge spaghetti

Comme je n’ai eu aucun succès, j’ai cherché une alternative pour re-cuisiner mes restes de courge à la carbonara, qui devait initialement me faire deux repas (voir ici mon organisation). En rajoutant oeuf, lait et farine (selon cette recette), j’ai transformé mon reste de courge en galette (oui, c’est ma manie en ce moment) ! Je l’ai également re-assaisonné avec du thym et du sel fumé, comme le premier essai était un peu fade. J’ai beaucoup aimé, mon compagnon aussi, mais ma grande miss … toujours pas !!! Mais pourquoi les enfants n’aiment plus quelque chose qu’ils aimaient auparavant ?

galette de courge spaghetti
Test n°2 : galette de courge spaghetti

Les rejets alimentaires des enfants

Avant 2 ans, le comportement est généralement simple : l’enfant va la plupart du temps manger de tout. Par contre, de 2 à 6 ans, les choses se compliquent ! En effet, deux phénomènes apparaissent : la « néophobie alimentaire », c’est-à-dire la peur de goûter ce qui est nouveau, et la ” sélectivité alimentaire”, lorsque l’enfant fait le tri dans son assiette. Ces phénomènes touchent la quasi-totalité des enfants, avec une force variable. C’est tout simplement une étape de leur développement ! Des recherches liées au fonctionnement du cerveau ont permis d’identifier une fonction cognitive particulière appelée « catégorisation alimentaire ». Cette compétence naturelle en tant qu’adulte nous permet d’identifier un aliment, peu importe son mode de présentation (par exemple, carottes râpées, en rondelles, en purée : je sais ce que c’est, donc j’accepte d’en manger). Cette fonction n’est pas mature chez le jeune enfant : il ne reconnait pas ce qu’il a dans son assiette. En effet, la néophobie alimentaire, ce n’est pas le rejet de ce qui est nouveau en soi (comme un fruit exotique qu’on n’a jamais goûté), mais c’est la capacité très limitée des enfants à tolérer différents modes de présentation, même pour un ingrédient déjà présenté par les parents. Pour être capable d’identifier un aliment, il faut avoir un système conceptuel mature, ce qui n’est pas encore le cas à cet âge !


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Comment surmonter les rejets alimentaires ?

Il s’agit d’enrichir les représentations des aliments dans la tête de nos enfants, puisque ce qui bloque l’acceptation, c’est le mécanisme de reconnaissance. Pour cela, de nombreuses pistes existent :

Jouer avec les représentations visuelles des aliments :

  • Choisir un type d’aliment, par exemple la tomate et explorer avec l’enfant les couleurs et les formes possibles. Cela peut-être fait un jour de marché en choisissant différentes variétés par exemple et se suivre d’une dégustation comparée à la maison. 
  • Utiliser des cartes de nomenclature reprenant les familles d’aliments : mise en paire associant carte et aliment, classification par famille ou par couleur, etc. 

Exposer les enfants à toutes les étapes : de la terre à l’assiette

  • Faire la cueillette soi-même (voir mon article sur le sujet ici).
  • Faire le marché ensemble : observer les fruits et légumes de saison, choisir ensemble ceux qu’on va acheter, échanger avec le producteur sur le mode de culture, etc.
  • Observer la transformation de l’aliment, au fil de sa préparation : épluché, coupé, cuit, etc.
  • Inviter les enfants à cuisiner bien sûr (retrouvez ici les différentes ateliers enfant de mon défi) !
Faire cueillir à l'enfant des légumes
Faire cueillir à l’enfant des légumes … pour lui donner envie de les manger !

Manger soi-même : la stratégie de l’imitation

Manger, en même temps que notre enfant, la même chose que notre enfant : manger ensemble favorise les mécanismes d’acceptation !

Expliquer ce qui se passe dans notre corps

Il s’agit d’adapter le discours pour de jeunes enfants : qu’est-ce que les fruits et légumes contiennent ? Quels effets sur le corps ? Ainsi, l’enfant va progressivement comprendre les liens entre son corps et son alimentation. 

Cuisiner pour apprendre à reconnaître un aliment
Cuisiner pour apprendre à reconnaître un aliment

Au bout de 12 à 15 présentations, sans pression ni contrainte, l’enfant devrait en manger tout seul : patience ! En tant que parent, je trouve cela rassurant de savoir que c’est une étape normale dans le développement de mon enfant. Il va falloir s’armer de patience … et proposer encore de la courge spaghetti ! Ça tombe bien, il y en avait encore une dans mon panier de l’AMAP, comment allons-nous la manger cette fois ?

Et vous, êtes-vous confronté aux rejets alimentaires de vos enfants ? Quelles sont vos astuces pour les dépasser ?

Source : interview de Jérémie Lafraire, chargé de recherche en sciences cognitives au Centre de recherche Institut Paul Bocuse, chercheur associé à l’Institut Jean Nicod CNRS-EHESS-ENS (extrait du livre « Grands apprentissages Montessori pour petites mains » d’Audrey Zucchi)

pince melon
7 septembre 2018 by Cel 0 Comments

3 bonnes résolutions pour cuisiner avec son enfant

Pour répondre en partie aux erreurs identifiées ici, je dois modifier ma manière d’être dans ces ateliers, mais aussi la façon dont ils sont introduits. Je me suis donc dit que j’allais aborder la cuisine différemment avec mes enfants, pour donner à la cuisine une place toute particulière au sein de la famille (et pas uniquement avec ma grande miss).

3 bonnes résolutions pour cuisiner avec son enfant

En parcourant des blogs et discutant autour de moi, j’ai arrêté mon choix sur 3 bonnes résolutions, à tester :

Faire les menus en famille où chacun choisit un plat qu’il réalisera

La planification des menus m’est déjà connue, je la pratique depuis quelques mois : cela permet une meilleure anticipation des préparations, des courses plus rapides et ciblées (et donc plus économiques) et moins de gaspillage. Mais je la pratique seule. Il s’agit donc d’intégrer ma grande miss et mon compagnon dans ce processus. J’ai trouvé cette idée sur le blog LeLoLife, où est expliqué de manière très intéressante comment cuisiner avec son enfant selon l’approche Montessori. Reste à trouver le jour où on peut prendre ce temps-là : à tester le vendredi soir ou le samedi matin, pour prévoir les repas du week-end et du début de semaine, avec le panier de légumes de l’AMAP récupéré le jeudi, et complété par quelques courses.

Ne plus acheter de gâteaux : vive le fait-maison !

Depuis la naissance de ma grande miss il y a 4 ans, j’ai lu de nombreux articles sur les effets du sucre sur les enfants et les produits industriels (un article arrive bientôt à ce sujet). J’ai donc diversifié les sucres que nous utilisons à la maison et j’achète des gâteaux de manière raisonnée. Mais je n’ai jamais sauté le pas de ne plus acheter de gâteaux du tout … jusqu’à ce que je discute avec Evelyne cet été. Evelyne, c’est ma cousine. Son discours est plein de bon sens et de simplicité, j’ai adoré ! Je vous partagerai bientôt cela dans un podcast … mais pour en revenir aux gâteaux, elle me racontait que quand ses trois enfants étaient petits, elle n’en achetait pas. S’ils voulaient manger un gâteau, à eux d’en cuisiner ! Et cela avait été riche d’apprentissages … dont les effets se voient maintenant qu’ils sont grands (16 à 26 ans). Cela m’a donc convaincu de tenter cela … Je prévoirai des goûters sans gâteau toujours disponibles (fruits frais, fruits secs et noix/amandes par exemple) et nous cuisinerons des gâteaux -sains- quand on aura envie d’en manger !


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Faire des activités AUTOUR de la cuisine

Je vous l’ai raconté plus haut, la cuisine lasse quelquefois ma grande miss. Par contre, à 4 ans, elle est très curieuse et a soif d’apprendre : des histoires, de nouveaux mots,  de nouvelles saveurs, faire des expériences, etc. C’est donc l’opportunité de lui proposer des jeux autour de cette thématique, comme par exemple un jeu de devinette avec le toucher ou le goût, ou trouver des histoires en rapport avec ce thème.

autonomie cuisine
Apprendre à laisser de l’autonomie dans la réalisation d’une recette

Je vais donc tester cet automne ces 3 bonnes résolutions … je vous ferai un nouvel article dans quelques mois pour vous dire ce qui a marché … ou pas ! Et vous, racontez-moi vos astuces pour cuisiner avec lui ?

5 septembre 2018 by Cel 2 Comments

3 erreurs à éviter pour cuisiner avec son enfant

J’ai fait le constat cet été : ma grande miss n’était pas très motivée pour cuisiner avec moi, alors que ses cousins étaient hyper motivés ! Pourtant, j’y tiens à ces moments de cuisine partagés. Mais comment suis-je arrivée à une telle démotivation ? Plus jeune, elle aimait pourtant beaucoup ça ?! J’ai donc essayé d’analyser rétrospectivement nos séances cuisine pour identifier les erreurs à éviter, et vous faire part ainsi de mon expérience.

3 erreurs à éviter pour cuisiner avec son enfant

 Un comportement trop interventionniste

J’ai été, je pense, trop directive et interventionniste dans la façon de m’y prendre avec elle, car dans l’attente d’un résultat précis. Il faut que j’essaye de lui laisser plus d’autonomie durant les ateliers, pour qu’elle prenne confiance en elle dans ce domaine et qu’elle se sente plus « libre ». Passant aussi beaucoup de temps en cuisine, elle doit sentir que c’est un peu mon « domaine réservé ». Il s’agit donc de lui laisser trouver sa place (c’est vrai aussi pour mon compagnon !).

Le manque d’implication

Je lui propose des ateliers cuisine de la même manière que les ateliers pâte à modeler ou peinture. Mais dans ces cas, elle est libre de peindre ou modeler ce qu’elle souhaite. Je vais essayer de l’impliquer davantage dans le choix de ce qu’elle va cuisiner, de lui donner des petites responsabilités (à sa mesure).

La temporalité

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de prévoir un atelier cuisine à des moments qui ne sont pas forcément adéquats (fin de journée, fatigue, faim, l’heure du repas approche). C’est encore arrivé cette semaine : on avait prévu de fabriquer du pain en fin de journée, MAIS elle était fatiguée (journée sans sieste et après-midi chez la copine avec bêtises et excitations au menu), la séance cuisine a donc été très laborieuse (et elle ne l’a pas terminée). Après coup, elle a cependant été très fière de ce qu’elle avait fait, même si elle n’y avait participé que partiellement ! Il s’agit donc de veiller à proposer un atelier cuisine selon une bonne temporalité c’est-à-dire un moment où tout le monde est dans de bonnes dispositions : pas de stress lié au temps, éviter les états de fatigue et de faim.

Je vais donc essayer de maîtriser mes réactions (ne pas vouloir trop en faire ou en dire !) pour laisser un peu de “place” à ma grande miss, afin qu’elle aussi prenne du plaisir en cuisine ! Accepter également de modifier de qui est prévu, si la temporalité est mauvaise ! Je vais aussi tester 3 bonnes résolutions (l’article ici ) pour changer la manière dont on aborde la cuisine au sein de ma famille, afin d’impliquer tout le monde, du plus petit au plus grand ! 

Et vous, quels sont vos “défauts” en cuisine avec vos enfants ?