19 avril 2021 by Cel 0 Comments

Comment cuisiner sereinement avec son enfant ?

Cette question revient souvent ! On peut en effet avoir envie de cuisiner avec son enfant, mais la patience nous manque pour le faire réellement. Ou bien notre enfant nous demande à cuisiner, mais on trouve cela lourd ? Et je dois avouer que même si je suis très habituée à cuisiner avec mes miss, ce qui peut freiner mon envie encore aujourd’hui et me faire sortir de mes gonds, c’est sans aucun doute la farine sur le plan de travail ! Cette simple pensée des dégâts collatéraux dans la cuisine peut stopper toute envie : farine, oeuf tombé par terre, cuillère posée n’importe où, mouvement brusque du fouet qui éclabousse … Alors, comment faire ??? Comment réagir ou adapter notre façon de faire, pour réussir à cuisiner sereinement et avec plaisir avec notre enfant ? C’est le sujet du jour !

 

Le contenu de cet article est disponible en vidéo ou dans le texte ci-dessous.

https://youtu.be/Yx6NEoyRiLo

Astuce n°1 d’une cuisine sereine : l’âge des enfants

C’est une évidence, mais on ne peut demander la même chose à un enfant de 3 ou 8 ans. À 3 ans, il va s’agir avant tout d’adapter les ustensiles et le choix de la recette aux compétences de l’enfant, sachant qu’à cet âge les débordements sont un peu obligatoire ! L’enfant ne sait pas encore bien mesurer sa force. Nous allons pouvoir l’aider dans cet apprentissage avec d’autres astuces, que je vous donne un peu plus loin. Ensuite, la maîtrise s’améliore avec l’entrainement. Plus on donne l’habitude à notre enfant de cuisiner, plus il saura maîtriser ses gestes et sa force quand il bat les oeufs ou verse de la farine. Ne vous ai-je pas déjà dit que la qualité principale du parent concernant la cuisine et les enfants, c’est la persévérance ?!

Pour aller plus loin : 10 activités en cuisine à réaliser entre 18 mois et 3 ans

Astuce n°2 d’une cuisine sereine : côté pratique, les ustensiles et contenants

La question des outils a un rôle à jouer dans l’apprentissage de la précision et de la dextérité de notre enfant. Voici quelques exemples pour illustrer mon propos :

Avoir un contenant à large ouverture : 

Prenons l’exemple de la farine. On l’achète le plus souvent en paquet en papier. Hors avec la petite ouverture et les bords du sachet, cela multiplie les chances de débordement sur le plan de travail (y compris par nous ! Le premier qui n’a jamais mis de farine partout par inadvertance lève le doigt !). Par contre, si on a un pot ou un bocal avec une large ouverture, il sera beaucoup plus facile de prélever de la farine sans en mettre partout. 

👉 Transvaser les ingrédients bruts dans des bocaux ou boites à large ouverture.

Avoir des ustensiles faciles à manipuler :

Côté ustensile, on se sert souvent d’une grande cuillère pour se servir un ingrédient. Hors la grande cuillère est peu profonde. Il suffit d’une cuillère trop remplie ou d’un geste maladroit, pour en mettre la moitié sur le plan de travail. Il sera beaucoup plus facile pour les enfants d’utiliser une petite louche ou une tasse à mesurer, beaucoup plus profonde, pour prélever un ingrédient.

👉 Utiliser des tasses à mesurer ou des cuillères profondes en cuisine.

Pour aller plus loin : Retrouve tous les ustensiles de cuisine adaptés aux petites mains chez mon partenaire Les Baby’s ici (lien affilié).

Apprendre à gérer les débordements en cuisine … sans s’énerver !

Astuce n°3 d’une cuisine sereine : le bon moment du parent

En tant que parents, nous pouvons bien souvent observer qu’on ne réagit pas du tout de la même manière,  selon le moment de la journée et/ou notre état de fatigue à une même action de notre enfant. Si nous avons à gérer une situation stressante au travail, on ne sera peut-être pas très zen le soir !

Il s’agit donc de choisir un moment, où on sent bien et sans pression de temps (pas de repas du soir qui doit être prêt, de petit dernier qui a déjà faim ou d’activité où amener la grande … c’est du vécu, des erreurs que j’ai faite moi-même 😅). On sera alors dans de bien meilleures dispositions pour profiter de la séance en cuisine, et gérer sereinement les débordements de nos loulous.

👉 Choisir un moment où on se sent bien et où on a le temps pour faire une séance de cuisine avec notre enfant.

👉 S’écouter … et si nécessaire, ne pas faire la séance prévue, si on se sent déjà un peu énervé. Ce n’est pas grave ! (Ça vaut aussi pour la peinture ou tout autre activité débordante …).

Astuce n°4 d’une cuisine sereine : choisir une recette connue ou préparée

Le choix de la recette peut fortement influencer le bon déroulement de la séance en cuisine, je m’en rends compte quand mes filles choisissent une recette toute seule ! Vous avez là deux possibilités :

👉 Soit choisir une recette connue ou avec un déroulé connu.

Par exemple, un cake, des muffins, des crêpes … Le déroulé sera toujours à peu près le même ! Il vous sera plus facile d’anticiper les étapes, qui peuvent être confiées à l’un ou l’autre de vos enfants.

👉 Soit préparer une recette inconnue.

Il s’agit simplement de prendre un petit temps seul avant, pour prendre connaissance du déroulé et anticiper les différentes tâches à réaliser. Vous serez alors d’autant plus sûr de vous, calme et en maîtrise pour réaliser la recette avec votre enfant.

Enfants les mains dans la farine
Les mains dans la farine, cela peut-être à la fois très amusant pour les enfants et exaspérant pour les parents !

Astuce n°5 d’une cuisine sereine : apprendre à mesurer sa force

C’est vraiment le développement de la dextérité de l’enfant, qui va lui apprendre à mesurer sa force et ses gestes. Pour cela, plusieurs pistes :

👉 S’entraîner à transvaser : 

Les enfants adorent cela ! Vous pouvez leur faire faire avec de l’eau (dans la baignoire ou le jardin), du sable ou de la terre au jardin (la cuisine patouille !), avec du riz dans un bac sensoriel (comme ici) … Bref, vous aurez compris, dans des endroits ou dispositions, où ils peuvent en mettre partout et s’entrainer ! C’est fait pour !

👉 Souligner le lien entre geste, résultat attendu et effet réel :

Il s’agit de décrire de manière neutre, pour que l’enfant apprenne à ajuster son geste et à mesurer sa force, par rapport au résultat souhaité en cuisine : « là, tu ne mélanges pas assez vite, on voit encore la différence entre le jaune et le blanc. » « Là, tu as mélangé trop fort, tu as envoyé de la farine sur le plan de travail. La farine reste dans le saladier. » Dans ce cas-là, on peut passer à l’astuce suivante.

Papa, Maman, je veux cuisiner !

... mais pas si facile de faire une place à votre enfant dans la cuisine ?

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Astuce n°6 d’une cuisine sereine : qui est-ce qui nettoie ?

Vous me demandez souvent comment gérer cette étape de « l’après cuisine », c’est-à-dire le nettoyage et la vaisselle. Là, j’ai envie de dire qu’il y a deux possibilités selon les cas :

👉 Faire nettoyer l’enfant : 

L’enfant a eu un geste brusque et il y a de la farine partout ? On peut alors apprendre à l’enfant à nettoyer : récupérer l’excédent de farine et le remettre dans le saladier ou passer un coup d’éponge.

Cela permettra à l’enfant d’intégrer le lien de cause à effet : j’ai eu un geste trop fort ➜ la farine a débordé sur le plan de travail ➜ je nettoie pour réparer l’erreur. C’est sûr que c’est la solution idéale, quand on peut !

👉 Nettoyer soi-même :

Il peut arriver de vouloir faire soi-même, soit parce qu’on se sent pas très zen, pour gérer « en plus » l’étape de nettoyage, ou bien parce que l’activité est déjà longue et on sent que notre enfant n’a plus l’attention nécessaire. 

Dans les deux cas, il faut se dire que c’est ok, la meilleure solution est celle adaptée à l’instant et à notre état à nous et notre enfant.

Farine sur le plan de travail et enfant qui cuisine
Qui nettoie quand la cuisine est terminée ?

Astuce n°7 d’une cuisine sereine : observer

C’est aussi prendre un pas de côté et observer, en tant que parent, ce qui gène la bonne réalisation du geste (plutôt que partir au quart de tour. Je sais, plus facile à dire qu’à faire !). Est-ce que le geste est non maîtrisé ? Est-ce l’ustensile ou le contenant, qui n’est pas adapté ? Est-ce que mon enfant est trop excité ou peu concentré ? Est-ce qu’il a faim ? Bref, plein de petites raisons, qui peuvent expliquer les débordements … à intégrer pour la fois suivante.

Comment ces astuces te parlent pour cuisiner avec ton enfant ? Dans tous les cas, il s’agit d’essayer que cela reste un plaisir pour tout le monde ! N’hésitez pas à me dire qu’est-ce qui vous freine pour cuisiner avec votre enfant ?

7 janvier 2021 by Cel 0 Comments

Comment cuisiner avec ses enfants ? avec Nathalie Mertens

Comme je trouve très intéressant d’échanger et d’avoir un autre regard sur le sujet que je traite au quotidien, je vous propose aujourd’hui ma première interview ! J’ai été ravie d’accueillir Nathalie Mertens, conseillère en nutrition certifiée CERDEN et créatrice du blog Nutri-momes.com. Elle y propose recettes & astuces pour aider les parents à nourrir leurs enfants de manière saine et équilibrée au quotidien. Nous avons discuté cuisine avec les enfants, clés et astuces pour réussir à mettre cela en place au quotidien, en y prenant plaisir !

Je vous ai fait un résumé de l’interview ci-dessous, mais je vous recommande de prendre le temps de la visionner directement pour saisir toutes les pépites de notre échange … en cuisinant en même temps par exemple 😉

 

https://youtu.be/MRCPnAIIlCw

Quels intérêts vois-tu à inviter les enfants en cuisine, à la fois en tant que maman et professionnelle de la nutrition ?

Cela permet de faire découvrir à l’enfant les aliments, avant qu’ils n’arrivent dans l’assiette. Cela lui permet des les voir en entier, de les sentir pour les apprivoiser et accepter petit à petit de les manger après. C’est aussi passer un bon moment en cuisine, en gagnant du temps : au lieu de passer 15 minutes à jouer, puis cuisiner, il s’agit d’allier les deux en gagnant du temps ! Avec les plus grands, cela peut être l’occasion de discuter. Avec les plus petits, ils considèrent cela comme un jeu finalement : « Chouette, je fais comme Maman !”

Ma principale erreur : Ne pas avoir invité mes filles en cuisine petites. Pour ma grande, cela ne l’intéresse plus trop et elle est plus difficile maintenant.

Concrètement, qu’est-ce que tu fais avec tes enfants selon leur âge en cuisine ?

Alors, j’ai trois enfants de 11 ans, 8 ans et 4 ans. Avec mes grandes, dans notre ancienne maison, j’avais mis une barrière pour que mes enfants n’accèdent pas à la cuisine, car on m’avait dit que c’était dangereux ! En déménageant, nous n’avons pas remis la barrière, mais ce n’est pas pour autant qu’elles avaient une réelle place en cuisine. On faisait une pâtisserie de temps en temps et cela s’arrêtait là.

Puis, j’ai commencé ma formation en nutrition enceinte de mon troisième et j’ai alors agi très différemment ! Dès bébé, il était en cuisine avec moi, dans son transat, puis dans sa chaise haute. Maintenant, il demande pour venir, il est intéressé pour tout ! Aujourd’hui, j’essaye de dire à tous les parents d’inviter leur enfant en cuisine, peu importe son âge. Ce sont des moments de partage, l’enfant va apprendre à être autonome, à manipuler et cela va aussi aider certains apprentissages scolaires. Il va être également très fier de lui !

De nombreux parents me disent qu’ils sont convaincus par la théorie, mais ont beaucoup plus de monde à passer le pas en pratique. Quelles sont tes astuces pour « gérer » les enfants en cuisine ?

J’ai 4 astuces pratiques pour cela :

👉 Éviter les repas du soir en semaine, si on rentre tard ou si on est fatigué. Essayer plutôt de trouver un moment tranquille, où on est plus patient, le mercredi et le week-end. 

👉 C’est un apprentissage pour le futur. Au début, c’est compliqué … mais après quelques temps, ce n’est plus un « poids » mais une réelle aide qui nous fait gagner du temps, même à 4 ans ! 

👉 Aller du début à la fin. Cuisiner, c’est s’amuser à casser des oeufs, mais c’est aussi nettoyer après avec une éponge par exemple. Ce sont des tâches qu’on n’aime pas forcément faire en tant qu’adulte, mais les enfants aiment bien !

👉 Faire confiance et adapter. C’est aussi ne pas confier des tâches trop difficiles, mais aussi tester avec lui, l’observer et lui faire confiance. Choisir des recettes avec lui, qui lui font envie, mais qui ne sont pas trop longues pour qu’il y arrive jusqu’au bout. 

Nathalie et ses 3 enfants

Un des freins pour cuisiner est la gestion de la fratrie, quelles sont tes astuces avec tes trois enfants ?

Je fais souvent au feeling, en fonction de la situation. Par exemple, il y a quelques jours, nous avons fait une recette nécessitant un mixeur : l’un à commencer, puis l’autre a pris la suite …

D’autres fois, c’est ma grande de 8 ans qui voulait faire un gâteau toute seule, elle sait faire maintenant, mais mon petit voulait aussi ! Nous avons fait une autre préparation à côté finalement, tout en étant tous ensemble dans la cuisine. Il y a 4 ans de différence d’âge, alors ma grande est plus conciliante …

Je fais aussi parfois seule avec l’un ou l’autre, car ils sont en demande de moments exclusifs avec le parent.  Il n’y a pas de recettes miracles malheureusement !

Papa, Maman, je veux cuisiner !

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  • Les bases à mettre en place avant de cuisiner
  • Des gestes techniques de cuisine
  • Des recettes illustrées pour cuisiner en autonomie
  • La cuisine, c'est aussi s'amuser !

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Aurais-tu des astuces ou recommandations à nous donner en termes de matériel de cuisine adapté aux enfants ?

Mon indispensable : la tour Montessori 

J’en utilise beaucoup moins que toi, mais un indispensable selon moi, c’est la tour Montessori (ou tour d’apprentissage). Mon fils l’utilise depuis ses 1,5 ans en toute sécurité, sans m’inquiéter qu’il puisse tomber. Il peut la pousser tout seul et me suivre dans la cuisine.

Il aime aussi beaucoup remuer dans les casseroles : je peux la placer assez en retrait pour qu’il puisse mélanger sans se brûler. Je fais attention à mettre les manches des casseroles vers l’intérieur. Si on explique, ils sont assez conscients. C’était ma crainte au début, c’est pour ça que mes filles ne rentraient pas dans la cuisine petites, mais il n’y a jamais eu de problèmes !

Mon conseil : invitez votre enfant en cuisine !
C’est ce qui va le plus aider, pour qu’il mange de tout et découvre les aliments. À faire quand on en a envie et le temps bien sûr, sans forcer l’enfant, pour un moment de plaisir commun. C’est aussi montrer que cuisiner, c’est un chouette moment, et non une corvée. Cela restera ancré cela pour plus tard …


Comment expliquer simplement aux enfants ce qui est bon pour eux ?

J’aime beaucoup m’aider du livre « Moi, super héros » de Martine Fallon, que je conseille fortement. Sinon, je pars de leurs questions et réflexions, pour leur expliquer naturellement. 

Pour finir, questions courtes/réponses courtes … pour s’amuser !

  • Ton plus gros désastre en cuisine avec les enfants : j’en ai un sans les enfants ! J’ai allumé le mauvais feu, alors que mon cuiseur vapeur était posé sur ma plaque … cela a vite senti le caoutchouc brûlé !
  • Le dernier plat préparé avec un de tes enfants : le cake aux épinards pour le petit-déjeuner. On aime beaucoup et on le fait régulièrement pendant qu’on cuisine le repas du soir. 
  • Ta plus grande fierté : de voir d’où je suis partie avec une alimentation très classique (biscuits, purée instantanée, viande à tous les repas …) et tout ce que j’ai pu changer depuis ma formation. C’est à faire au-fur-et-à mesure des années et petit à petit. Chaque petit pas est important pour notre santé.
  • La dernière chose que tu as apprise à tes enfants : l’utilisation de l’épluche-légume avec mon fils.

Vous pouvez retrouver Nathalie sur son blog Nutri-mômes avec les recettes et les livres qu’elle a écrits. Nathalie collabore aussi beaucoup avec Lucile Baladier du blog Super boîte à lunch. Elles ont créé ensemble le blog Nutri-lunch, où vous retrouverez également leurs actualités. 

Alors, cela vous dit de nouvelles interviews sur le blog ? J’aime cet échange de point de vue, c’est très enrichissant pour moi. Est-ce que cela l’est pour vous ?

sofia farine
6 novembre 2020 by Cel 0 Comments

Les 6 erreurs à éviter quand on cuisine avec ses enfants

J’ai commencé à cuisiner avec mes enfants il y a plus de 4 ans, avec ma grande miss d’abord qui a maintenant 6 ans, puis avec ma petite miss de tout juste 3 ans, qui est la plus active maintenant ! La création du blog est venue rendre plus fréquente mes propositions d’activités en cuisine … J’ai pu commettre pas mal d’erreurs, à mes débuts, et j’en fais bien sûr encore aujourd’hui. Ne vous fiez pas à l’image «  lisse » renvoyée par le net, nous sommes une famille normale … et oui, il m’arrive d’être encore exaspérée quand il y a de la farine partout 😅

Je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de vous les partager, pour vous aider vous aussi, à prendre plaisir en cuisinant avec vos enfants. Cela vous intéresse ? 

Les 6 erreurs à éviter quand on cuisine avec ses enfants

Erreur n° 1 : cuisiner avec ses enfants au mauvais moment

C’est l’erreur que j’ai faite le plus au début … et qui m’arrive encore régulièrement ! 

Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que les heures de fin de journée, passent beaucoup plus vite que les autres. Pas vous ? Bref, il m’est souvent arrivé de décider de réaliser une nouvelle recette avec mes filles, avec en plus une nouvelle compétence à apprendre, alors qu’il est 18h ou 19h.

Mauvaise idée !!! On n’est pas dans les conditions optimales pour gérer les élans de nos enfants 😅 En plus des devoirs et du bain à faire, c’est l’heure où les enfants peuvent être énervés de leur journée et sont le plus en demande des parents. Et nous, nous avons aussi la fatigue de la journée, le timing du soir à tenir ! Ce n’est donc pas là que nous allons être le plus serein pour gérer les débordements de farine ou les épluchures qui arrivent aux quatre coins de la cuisine 😱 

👉 Éviter le soir quand on commence à cuisiner avec son enfant

Oui, pour commencer, je conseille plutôt d’éviter le temps de préparation des repas du soir, où on est souvent pressé avec la fatigue de la journée sur le dos ! Même si c’est à ce moment-là qu’on cuisine peut être le plus et que cela serait le plus judicieux. 

Une bonne temporalité est par exemple le samedi (ou le mercredi pour les parents qui ne travaillent pas) en milieu de matinée ou d’après-midi. Il s’agit d’éviter que l’enfant ait (trop) faim pour cuisiner et éviter également la pression par rapport au temps consacré à cette activité (comme un repas qui doit être prêt dans 1/2h). On y va cool !!!

Je remarque, maintenant que nous avons l’habitude de cuisiner ensemble avec ma petite miss, c’est bien plus facile de l’intégrer à une recette que je réalise à 18h30. Je sais ce qu’elle sait faire : couper, transvaser, verser, mélanger … car elle l’a appris sereinement à un autre moment. 

Enfant qui cuisine
Une petite miss venue m’aider à l’improviste en cuisine

Erreur n° 2 : forcer l’enfant à cuisiner ou à faire toute la recette

Cette erreur est peut être une évidence, mais je pense que cela nous est tous arrivé en tant que parent : prévoir une activité (qu’elle soit en cuisine ou manuelle par exemple), l’organiser, acheter le matériel … Et au moment de faire l’activité, notre enfant n’a plus envie ! Ma grande miss est une grande spécialiste ! Après une période d’engouement, elle s’est assez vite lassée de la cuisine et a du mal à persévérer dans des tâches, qui lui semblent longues et répétitives … même si elle commence à y revenir en grandissant. Alors que je suis persuadée de l’intérêt de cuisiner avec mes enfants, mes propositions un peu « forcées » ont eu un effet « repoussoir » à un moment donné.

J’ai donc décidé de lâcher prise :

👉 Cuisiner, c’est participer :

Même si mon enfant veut uniquement choisir la recette ou les légumes au marché, commencer la recette mais pas la finir … Cela ne l’empêche pas d’observer, de faire le lien de la terre à l’assiette, d’acquérir des compétences et de l’autonomie, de prendre plaisir à goûter la plupart du temps, d’avoir une place dans la cuisine et le sentiment de participer à la bonne marche de la maisonnée. Tout ce que je recherche en cuisinant avec eux ! Ma grande miss sait par exemple se servir d’un vrai couteau (et en est très fière !). 

👉 Observer ce qui motive l’enfant à cuisiner :

Clairement, je vois que ce n’est pas du tout la même motivation entre mes deux miss.

👧 Ma grande (6 ans) est très curieuse et a soif d’apprendre des histoires, de nouveaux mots,  de nouvelles saveurs, faire des expériences, etc. Elle va donc être très attirée par les activités autour de la cuisine, comme par exemple un jeu de devinette avec le toucher ou le goût, un atelier de dégustation ou trouver des histoires en rapport avec ce thème. Dans la période de l’imagination, elle aime beaucoup aussi les jeux, comme jouer au restaurant : organiser une jolie table, écrire un menu …

Jeu de devinettes de légumes
Jeu de devinettes de légumes

🧒 Ma petite miss (3 ans) veut être avec moi, faire comme moi et participer elle aussi aux activités de la maison (comme passer l’aspirateur ou étendre la lessive aussi). Donc, elle se joindra facilement à toutes les activités quotidiennes, sans besoin de « mise en scène » ou de « jeu”.

Observez, qu’est-ce qui motive vos enfants à cuisiner ?

Erreur n° 3 : croire que mon enfant mangera forcément ce qu’il cuisine

La cuisine va aider l’enfant à goûter … mais ce n’est pas une baguette magique non plus ! Il s’agit de se rappeler que le goût est long à se former : il faudra plus de 10 expositions à un aliment pour que l’enfant commence à l’apprécier. C’est comme cela que ma grande miss n’avait pas mangé les hamburgers réalisés pourtant avec beaucoup d’entrain et que ma petite miss avait peu mangé les petits pois-carottes qu’elle avait pourtant cuisiné (ah, la période de sélectivité alimentaire !).

👉 Goûter en cuisinant … des légumes !

Par contre, ce qui est intéressant, c’est que l’enfant goûte beaucoup en cuisinant ! Vous l’avez remarqué ? Cela peut même être exaspérant, car il faut quand même qu’il en reste pour le plat finale 😅 ?! 

Pour revenir à l’histoire des petits pois, ma petite miss en a beaucoup plus goûté, soit directement dans le potager, soit en faisant l’activité, que dans le plat final. C’est pour ça que je dis : ne cuisinons pas que des gâteaux avec nos enfants ! Ils aiment goûter ? Profitons-en pour cuisiner les légumes … ils goûteront, peut-être pas le plat final, mais durant les différentes étapes de la recette … et cela aussi, cela participera à leur éducation au goût. 

Papa, Maman, je veux cuisiner !

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Votre enfant apprendra :

  • Les bases à mettre en place avant de cuisiner
  • Des gestes techniques de cuisine
  • Des recettes illustrées pour cuisiner en autonomie
  • La cuisine, c'est aussi s'amuser !

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Erreur n° 4 : ne pas faire confiance

Là, j’ai un petit florilège, qui se résume à faire à sa place et à repasser derrière ce que fait l’enfant : couper (ou recouper) à sa place car il va mal faire, verser à sa place car il va en mettre partout, mesurer/peser à sa place parce qu’il ne sait pas lire … Bref, plein de petites actions, que je fais souvent à la place de mes filles quand je manque de patience (et oui, encore, après toutes ces années 😅 souvent quand le timing est mauvais cf. erreur n°1) … alors qu’imaginons, quelqu’un me ferait ça, cela m’énerverait vite ! C’est contre-productif ! Nous décidons beaucoup de choses dans la vie de nos enfants, et leur frustration et leur colère viennent quelquefois de là. Si on souhaite cuisiner avec les enfants, laissons-leur vraiment la « place » de le faire, si on veut qu’ils y prennent du plaisir.

Cuisiner avec son enfant : Apprendre à l'enfant à racler lui-même plutôt que faire à sa place
Apprendre à l’enfant à racler lui-même plutôt que faire à sa place

Alors, laissons leur une petite part de « pouvoir » adapté à leurs compétences bien sûr :

👉 En leur confiant des tâches :

Plus je cuisine avec mes filles, plus je sais ce dont elles sont capables et j’arrive à m’adapter pour confier des tâches en propre.

Par exemple, ma grande miss sait laver, éplucher et couper. Ma petite miss sait essorer la salade, transvaser, mélanger, casser des oeufs, couper en morceaux -irréguliers- des aliments pas trop durs … Pour mesurer, j’utilise des cups anglo-saxonnes ou je met un scotch coloré sur le verre mesureur. Je ferai très prochainement un article sur les compétences selon les âges. Il y a déjà celui-ci qui existe pour les tout-petits (18 mois-3 ans).

👉 En choisissant de manière judicieuse les recettes :

Par exemple, avec un jeune enfant qui coupe des morceaux de manière irrégulière, les recettes comme les soupes, purées ou compotes sont idéales, pour éviter de repasser derrière lui. 

👉 En accompagnant l’apprentissage d’ustensiles “dangereux” :

Pour les gestes potentiellement « dangereux » comme l’utilisation du couteau ou de source de chaleur, il s’agit bien sûr d’accompagner dans un premier temps. 

Par exemple, quand on introduit un couteau, on reste présent et on explique : les parties coupantes / comment couper / quand je ne me sers plus du couteau, je le pose / quand je me déplace, je le pose.

Pour les enfants petits, on peut aussi couper une première fois l’aliment, pour qu’il soit ensuite bien stable sur la planche à découper.

Ensuite, il s’agit de lui confier des petites tâches, qui lui permettront de s’entraîner … et de le laisser faire, une fois qu’il a acquis les consignes de sécurité données plus haut. 

Avoir des outils adaptés aide aussi : en choisissant un vrai couteau adapté à la taille de sa main, assez tranchant pour couper, mais pas trop pour que l’enfant ne puisse pas se faire mal, cela l’aidera à apprendre et à prendre confiance en lui aussi. J’ai listé ici le matériel, que j’utilise.

cuisiner avec son enfant avec Un couteau adapté au tout petits
Le coupe-légume, un couteau adapté aux tout-petits

Erreur n° 5 : s’exaspérer parce qu’il y a de la farine partout

Oui, cela m’arrive encore … alors que soyons honnêtes, cela est quasi obligé, en tout cas avec de jeunes enfants ! Ils apprennent à mesurer leur force … donc, c’est normal ! Là, en tant que parent, il s’agit de lâcher prise (oui, je sais, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, je suis pleinement concernée !) et, là encore, cela est très lié au moment choisi pour cuisiner, dont je parlais en premier.

Pour dépasser cela, plusieurs solutions :

👉 Se recentrer que ce qui nous motive à cuisiner avec nos enfants :

Passer du temps avec eux, faire le lien de la terre à l’assiette, les rendre autonomes, éveiller leur curiosité alimentaire … faites votre propre liste 😉

👉 Simplifier le déroulé de la recette :

Soit en assumant seul une partie, soit en pré-mesurant les ingrédients dans des petits bols. Je faisais beaucoup cela avec ma petite miss jusqu’il y a peu. Comme ça, l’enfant se concentre sur le transvasement (qu’ils adorent à cet âge !) et le mélange. Des tâches qui ne sont pas si évidentes à 2 ans ! Pour le parent, cela limite -un peu- les débordements 😉

Enfant qui cuisine avec des ingrédients pré-mesurés
Des ingrédients pré-mesurés

Erreur n° 6 : ne pas expliquer la recette aux enfants avant de cuisiner 

Alors, celle-ci ne m’est pas arrivée avec mes enfants, mais durant un des ateliers de cuisine que j’animais. C’était un groupe de « grands » de 8-10 ans … Deux filles réalisées un houmous et ont vidé le pot de tahini (la purée de sésame) au lieu de mettre 2 cuillères à soupe 😱. Sachant lire, j’avais supposé qu’elles savaient lire une recette … mais ce n’est pas tout à fait la même chose !

Depuis, je me suis notée de :

👉 Avec les enfants-lecteurs :

Lire et expliquer la recette avant de la faire, pour leur faire comprendre la structuration d’une recette et les étapes de réalisation.

👉 Avec les enfants-non-lecteurs :

Quand la recette est illustrée, comme celles que je fais, je trouve cela aussi très intéressant de lire les images avec eux avant : nommer les ustensiles et les ingrédients, décrire les différentes étapes … cela les rendra plus autonomes dans la réalisation de la recette ensuite !

Enfant qui cuisine avec une recette illustrée
Cuisiner avec une recette illustrée

Est-ce que ces erreurs te parlent ? Est-ce que tu t’y reconnais ? En aurais-tu d’autres à ajouter à la liste ?

goûter la découverte
11 juin 2019 by Cel 4 Comments

Pourquoi éviter de dire “est-ce que tu aimes ?” à un enfant ?

Cet article … un peu différent des autres … est plutôt une réflexion, pour nourrir notre positionnement en tant que parent face à l’alimentation de nos enfants. On peut être souvent inquiet face à nos enfants à table et leurs comportements : mange-t-il trop/assez ? Mange-t-il assez équilibré et diversifié ?  Va-t-il manger ce que j’ai préparé ce soir ? Je sais que, personnellement, j’ai comme un élan instinctif d’inquiétude qui me fait sur-réagir, les soirs où mes filles mangent peu et rejettent ce que j’ai préparé (ce qui arrive assez souvent en ce moment 😞). J’essaye de le canaliser et le rationaliser petit à petit …

C’est pourquoi la lecture de cet article de Jo Comarck (en anglais) m’a interpellé. Elle est conseillère en alimentation, spécialisée dans les enfants difficiles à table. Son exemple est celui de Lisa, une petite fille anxieuse avec de fortes difficultés face à l’alimentation. C’est donc particulièrement indiqué, si vos enfants sont très difficiles à table, mais je pense que c’est intéressant à garder en tête pour tout parent. Les éléments que je vous présente en italique ci-dessous sont adaptés de son article. 

image principale de l'article pourquoi éviter de dire "est-ce que tu aimes ? à un enfant ?

La situation :

Un jour, Lisa ose s’aventurer hors de sa zone de confort et goûter un aliment qu’elle ne connaît pas, par exemple, une tranche de concombre. Son parent est tellement content de pouvoir rajouter un nouvel aliment à la liste de ce que son enfant aime. Il lui dit : « ah, tu aimes le concombre ?! ». Et là, Lisa répond : « non ! » (et ce n’est pas pour l’embêter !).

Qu’est-ce que nous pouvons avoir en tête en tant que parents ?

On espère tellement que notre enfant mange varié et suffisamment tout en ayant du plaisir à manger évidemment, que les repas soient moins stressant pour toute la famille … Alors, le « est-ce que tu aimes ? » porte toute cette joie et cet espoir, non ? C’est aussi un moyen pour nous d’encourager notre enfant à sortir de sa zone de confort et essayer de nouvelles choses. C’est un moyen de valider un essai, pour pouvoir le rajouter à la liste des aliments appréciés.

Qu’est-ce que notre enfant peut avoir en tête ?

Pour notre enfant, ce « non » peut vouloir dire : « je ne sais pas si j’aime le concombre, c’est très nouveau pour moi. Peut-être que demain, je ne l’aimerai plus. »

Cela peut également signifier : « je ne suis pas sûr de ce qu’aimer veut dire. J’aime les aliments que je connais. Là, c’est très nouveau et un peu étrange, je ne sais pas encore. »

Cela peut-être aussi : « arrête de me regarder ! J’ai juste envie d’explorer sans être le centre de l’attention. »


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« Est-ce que tu aimes ? », une question à éviter ?

C’est une question fermée

On ne peut répondre que oui ou non. Alors que les apprentissages se déroulent plutôt dans une zone brumeuse « grise» où rien n’est encore tranché, là, cela demande à nos enfants de passer en noir ou blanc. Cela demande une affirmation que les enfants ne peuvent pas encore avoir dans une phase de découverte.

C’est une question compréhensible et normale

En tant que parents, on souhaite vraiment que notre enfant apprécie cette nourriture. C’est aussi une part de notre culture et une question d’habitude : on liste et on parle de ce que notre enfant aime ou n’aime pas, de ce que nous aimons ou pas.

Laisser goûter sans pression

Comment échanger avec notre enfant, sans fermer les portes ?

Être descriptif en se centrant sur les sens

Il s’agit d’être plus descriptif dans les sensations ressenties : « c’est froid, croquant et humide dans ma bouche » par exemple. Je fais le parallèle avec encourager un enfant en parentalité positive. On évite de dire « ton dessin est beau » (ce qui est très subjectif et met l’enfant en position d’attendre un jugement positif de votre part sans le faire pour lui-même). Mais on cherche plutôt à décrire le dessin pour montrer l’attention qu’on porte à ce qu’a fait notre enfant, au-delà du résultat. C’est un peu pareil avec l’alimentation et le goût selon moi : on cherche à décrire avant tout les sensations, plutôt qu’à dire j’aime/je n’aime pas. Si notre enfant répond « cela a un goût bizarre », résistons à la tentation de répondre « mais non, c’est super bon ! ». Seulement essayer de refléter et reformuler son ressenti : « ce concombre a un goût étrange pour toi ! ». Si vous souhaitez développer cette approche par les sens, vous trouverez ici mon activité sur les devinettes du goût.

Ne pas faire de notre enfant le centre de l’attention

Cela met beaucoup de pression, si on regarde avec insistance notre enfant … et peut provoquer automatiquement un rejet immédiat. Laissons-le faire ses essais tranquilles !

Cela peut-être difficile à faire pour nous, car à la fois cela demande de mettre de côté notre élan instinctif et d’agir d’une façon qui ne nous parait pas naturelle. Mais laissons simplement nos enfants explorés -sans pression- l’alimentation … cela les mènera peut-être à de nouvelles découvertes et à accepter de nouveaux aliments, quand ils y seront prêts ! Ce qui est bien ce que nous souhaitons finalement, non ?

Petit mémo pour la suite :

Comme dit en intro, c’est un élément de réflexion que je porte à votre connaissance. Je ne le pratique pas encore moi-même, mais cet article m’a justement interrogé sur mon comportement à table avec mes filles. Je compte bien essayer de tester un peu plus cette approche. Voici mon petit mémo intérieur :

  • À tester dans les phases de découverte de nouveaux aliments (pour les enfants ne présentant pas de difficultés particulières avec l’alimentation).
  • Laisser dire spontanément “j’aime“, quand l’enfant souhaite affirmer son choix et son goût.
  • Expliquer l’évolution du goût : “je n’aimais pas tel aliment, j’ai continué à goûter et un jour j’ai aimé“. Le goût n’a rien de définitif, il évolue avec le temps. 
  • Se rappeler également que les enfants ont une phase de néophobie alimentaire absolument normale (cf. mon article sur le sujet ici).

Et vous, que pensez-vous de ces propos ? Qu’est-ce que cela vous évoque ? N’hésitez pas à réagir dans les commentaires ci-dessous, je serai ravie d’avoir votre avis.

goûter
3 novembre 2018 by Cel 3 Comments

L’échec de la courge spaghetti ou pourquoi les enfants n’aiment pas les légumes

Tout a commencé avec une courge spaghetti dans le panier de l’AMAP, je me suis dit « facile ! ». C’est assez neutre, cela ressemble à des pâtes, ça va passer tout seul ! Et … pas du tout, alors qu’elle en mangeait très bien l’année dernière ! Quelques jours plus tard, je discutais avec une maman qui me disait que sa fille devenait difficile, alors qu’elle mangeait de tout avant, comme ma grande miss. Mais que ce passe-t-il ? Pourquoi tous de très nombreux enfants ont des périodes « j’aime pas les légumes » ? C’est le sujet du jour !

pourquoi les enfants n'aiment pas les légumes

Essai n°1 : courge spaghetti à la carbonara

La courge spaghetti est magique : lorsqu’elle est cuite (couper en deux, enlever les graines, au four à 180°C pendant 45min), la chair se détache sous forme de spaghetti. Ensuite, on peut l’accommoder comme des pâtes (carbonara ou bolognaise), en gratin, en galettes, etc. Je fais le plus souvent la version carbonara (oignons/lardons/crème fraiche ou soja), que je fais gratiner au four en remettant tout le mélange dans les coques de peau de courge. Je m’inspire de cette recette. C’est sympa comme présentation ! Pourtant, ma grande miss n’a pas du tout aimé !

Test n°1 : courge spaghetti à la carbonara
Test n°1 : courge spaghetti à la carbonara

Essai n°2 : galette de courge spaghetti

Comme je n’ai eu aucun succès, j’ai cherché une alternative pour re-cuisiner mes restes de courge à la carbonara, qui devait initialement me faire deux repas (voir ici mon organisation). En rajoutant oeuf, lait et farine (selon cette recette), j’ai transformé mon reste de courge en galette (oui, c’est ma manie en ce moment) ! Je l’ai également re-assaisonné avec du thym et du sel fumé, comme le premier essai était un peu fade. J’ai beaucoup aimé, mon compagnon aussi, mais ma grande miss … toujours pas !!! Mais pourquoi les enfants n’aiment plus quelque chose qu’ils aimaient auparavant ?

galette de courge spaghetti
Test n°2 : galette de courge spaghetti

Les rejets alimentaires des enfants

Avant 2 ans, le comportement est généralement simple : l’enfant va la plupart du temps manger de tout. Par contre, de 2 à 6 ans, les choses se compliquent ! En effet, deux phénomènes apparaissent : la « néophobie alimentaire », c’est-à-dire la peur de goûter ce qui est nouveau, et la ” sélectivité alimentaire”, lorsque l’enfant fait le tri dans son assiette. Ces phénomènes touchent la quasi-totalité des enfants, avec une force variable. C’est tout simplement une étape de leur développement ! Des recherches liées au fonctionnement du cerveau ont permis d’identifier une fonction cognitive particulière appelée « catégorisation alimentaire ». Cette compétence naturelle en tant qu’adulte nous permet d’identifier un aliment, peu importe son mode de présentation (par exemple, carottes râpées, en rondelles, en purée : je sais ce que c’est, donc j’accepte d’en manger). Cette fonction n’est pas mature chez le jeune enfant : il ne reconnait pas ce qu’il a dans son assiette. En effet, la néophobie alimentaire, ce n’est pas le rejet de ce qui est nouveau en soi (comme un fruit exotique qu’on n’a jamais goûté), mais c’est la capacité très limitée des enfants à tolérer différents modes de présentation, même pour un ingrédient déjà présenté par les parents. Pour être capable d’identifier un aliment, il faut avoir un système conceptuel mature, ce qui n’est pas encore le cas à cet âge !


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Comment surmonter les rejets alimentaires ?

Il s’agit d’enrichir les représentations des aliments dans la tête de nos enfants, puisque ce qui bloque l’acceptation, c’est le mécanisme de reconnaissance. Pour cela, de nombreuses pistes existent :

Jouer avec les représentations visuelles des aliments :

  • Choisir un type d’aliment, par exemple la tomate et explorer avec l’enfant les couleurs et les formes possibles. Cela peut-être fait un jour de marché en choisissant différentes variétés par exemple et se suivre d’une dégustation comparée à la maison. 
  • Utiliser des cartes de nomenclature reprenant les familles d’aliments : mise en paire associant carte et aliment, classification par famille ou par couleur, etc. 

Exposer les enfants à toutes les étapes : de la terre à l’assiette

  • Faire la cueillette soi-même (voir mon article sur le sujet ici).
  • Faire le marché ensemble : observer les fruits et légumes de saison, choisir ensemble ceux qu’on va acheter, échanger avec le producteur sur le mode de culture, etc.
  • Observer la transformation de l’aliment, au fil de sa préparation : épluché, coupé, cuit, etc.
  • Inviter les enfants à cuisiner bien sûr (retrouvez ici les différentes ateliers enfant de mon défi) !
Faire cueillir à l'enfant des légumes
Faire cueillir à l’enfant des légumes … pour lui donner envie de les manger !

Manger soi-même : la stratégie de l’imitation

Manger, en même temps que notre enfant, la même chose que notre enfant : manger ensemble favorise les mécanismes d’acceptation !

Expliquer ce qui se passe dans notre corps

Il s’agit d’adapter le discours pour de jeunes enfants : qu’est-ce que les fruits et légumes contiennent ? Quels effets sur le corps ? Ainsi, l’enfant va progressivement comprendre les liens entre son corps et son alimentation. 

Cuisiner pour apprendre à reconnaître un aliment
Cuisiner pour apprendre à reconnaître un aliment

Au bout de 12 à 15 présentations, sans pression ni contrainte, l’enfant devrait en manger tout seul : patience ! En tant que parent, je trouve cela rassurant de savoir que c’est une étape normale dans le développement de mon enfant. Il va falloir s’armer de patience … et proposer encore de la courge spaghetti ! Ça tombe bien, il y en avait encore une dans mon panier de l’AMAP, comment allons-nous la manger cette fois ?

Et vous, êtes-vous confronté aux rejets alimentaires de vos enfants ? Quelles sont vos astuces pour les dépasser ?

Source : interview de Jérémie Lafraire, chargé de recherche en sciences cognitives au Centre de recherche Institut Paul Bocuse, chercheur associé à l’Institut Jean Nicod CNRS-EHESS-ENS (extrait du livre « Grands apprentissages Montessori pour petites mains » d’Audrey Zucchi)

pince melon
7 septembre 2018 by Cel 0 Comments

3 bonnes résolutions pour cuisiner avec son enfant

Pour répondre en partie aux erreurs identifiées ici, je dois modifier ma manière d’être dans ces ateliers, mais aussi la façon dont ils sont introduits. Je me suis donc dit que j’allais aborder la cuisine différemment avec mes enfants, pour donner à la cuisine une place toute particulière au sein de la famille (et pas uniquement avec ma grande miss).

3 bonnes résolutions pour cuisiner avec son enfant

En parcourant des blogs et discutant autour de moi, j’ai arrêté mon choix sur 3 bonnes résolutions, à tester :

Faire les menus en famille où chacun choisit un plat qu’il réalisera

La planification des menus m’est déjà connue, je la pratique depuis quelques mois : cela permet une meilleure anticipation des préparations, des courses plus rapides et ciblées (et donc plus économiques) et moins de gaspillage. Mais je la pratique seule. Il s’agit donc d’intégrer ma grande miss et mon compagnon dans ce processus. J’ai trouvé cette idée sur le blog LeLoLife, où est expliqué de manière très intéressante comment cuisiner avec son enfant selon l’approche Montessori. Reste à trouver le jour où on peut prendre ce temps-là : à tester le vendredi soir ou le samedi matin, pour prévoir les repas du week-end et du début de semaine, avec le panier de légumes de l’AMAP récupéré le jeudi, et complété par quelques courses.

Ne plus acheter de gâteaux : vive le fait-maison !

Depuis la naissance de ma grande miss il y a 4 ans, j’ai lu de nombreux articles sur les effets du sucre sur les enfants et les produits industriels (un article arrive bientôt à ce sujet). J’ai donc diversifié les sucres que nous utilisons à la maison et j’achète des gâteaux de manière raisonnée. Mais je n’ai jamais sauté le pas de ne plus acheter de gâteaux du tout … jusqu’à ce que je discute avec Evelyne cet été. Evelyne, c’est ma cousine. Son discours est plein de bon sens et de simplicité, j’ai adoré ! Je vous partagerai bientôt cela dans un podcast … mais pour en revenir aux gâteaux, elle me racontait que quand ses trois enfants étaient petits, elle n’en achetait pas. S’ils voulaient manger un gâteau, à eux d’en cuisiner ! Et cela avait été riche d’apprentissages … dont les effets se voient maintenant qu’ils sont grands (16 à 26 ans). Cela m’a donc convaincu de tenter cela … Je prévoirai des goûters sans gâteau toujours disponibles (fruits frais, fruits secs et noix/amandes par exemple) et nous cuisinerons des gâteaux -sains- quand on aura envie d’en manger !


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Faire des activités AUTOUR de la cuisine

Je vous l’ai raconté plus haut, la cuisine lasse quelquefois ma grande miss. Par contre, à 4 ans, elle est très curieuse et a soif d’apprendre : des histoires, de nouveaux mots,  de nouvelles saveurs, faire des expériences, etc. C’est donc l’opportunité de lui proposer des jeux autour de cette thématique, comme par exemple un jeu de devinette avec le toucher ou le goût, ou trouver des histoires en rapport avec ce thème.

autonomie cuisine
Apprendre à laisser de l’autonomie dans la réalisation d’une recette

Je vais donc tester cet automne ces 3 bonnes résolutions … je vous ferai un nouvel article dans quelques mois pour vous dire ce qui a marché … ou pas ! Et vous, racontez-moi vos astuces pour cuisiner avec lui ?

5 septembre 2018 by Cel 2 Comments

3 erreurs à éviter pour cuisiner avec son enfant

J’ai fait le constat cet été : ma grande miss n’était pas très motivée pour cuisiner avec moi, alors que ses cousins étaient hyper motivés ! Pourtant, j’y tiens à ces moments de cuisine partagés. Mais comment suis-je arrivée à une telle démotivation ? Plus jeune, elle aimait pourtant beaucoup ça ?! J’ai donc essayé d’analyser rétrospectivement nos séances cuisine pour identifier les erreurs à éviter, et vous faire part ainsi de mon expérience.

3 erreurs à éviter pour cuisiner avec son enfant

 Un comportement trop interventionniste

J’ai été, je pense, trop directive et interventionniste dans la façon de m’y prendre avec elle, car dans l’attente d’un résultat précis. Il faut que j’essaye de lui laisser plus d’autonomie durant les ateliers, pour qu’elle prenne confiance en elle dans ce domaine et qu’elle se sente plus « libre ». Passant aussi beaucoup de temps en cuisine, elle doit sentir que c’est un peu mon « domaine réservé ». Il s’agit donc de lui laisser trouver sa place (c’est vrai aussi pour mon compagnon !).

Le manque d’implication

Je lui propose des ateliers cuisine de la même manière que les ateliers pâte à modeler ou peinture. Mais dans ces cas, elle est libre de peindre ou modeler ce qu’elle souhaite. Je vais essayer de l’impliquer davantage dans le choix de ce qu’elle va cuisiner, de lui donner des petites responsabilités (à sa mesure).

La temporalité

Il m’est arrivé à plusieurs reprises de prévoir un atelier cuisine à des moments qui ne sont pas forcément adéquats (fin de journée, fatigue, faim, l’heure du repas approche). C’est encore arrivé cette semaine : on avait prévu de fabriquer du pain en fin de journée, MAIS elle était fatiguée (journée sans sieste et après-midi chez la copine avec bêtises et excitations au menu), la séance cuisine a donc été très laborieuse (et elle ne l’a pas terminée). Après coup, elle a cependant été très fière de ce qu’elle avait fait, même si elle n’y avait participé que partiellement ! Il s’agit donc de veiller à proposer un atelier cuisine selon une bonne temporalité c’est-à-dire un moment où tout le monde est dans de bonnes dispositions : pas de stress lié au temps, éviter les états de fatigue et de faim.

Je vais donc essayer de maîtriser mes réactions (ne pas vouloir trop en faire ou en dire !) pour laisser un peu de “place” à ma grande miss, afin qu’elle aussi prenne du plaisir en cuisine ! Accepter également de modifier de qui est prévu, si la temporalité est mauvaise ! Je vais aussi tester 3 bonnes résolutions (l’article ici ) pour changer la manière dont on aborde la cuisine au sein de ma famille, afin d’impliquer tout le monde, du plus petit au plus grand ! 

Et vous, quels sont vos “défauts” en cuisine avec vos enfants ? 

7 août 2018 by Cel 0 Comments

3 astuces pour inviter nos enfants à cuisiner

M’intéressant au sujet des enfants en cuisine, je suis avec attention toutes les initiatives traitant de ce sujet. C’est ainsi que j’ai découvert Kids Cook Real Food créé par Katie Kimbal, qui propose des cours de cuisine pour enfants (en anglais). Je testerai peut-être les cours (payants), mais pour l’instant, je profite du contenu gratuit qu’elle propose et notamment des vidéos qu’elle commence à faire tous les jeudis. Je vous ai fait ici le résumé de la vidéo de jeudi dernier, où elle donne trois astuces pour amener nos enfants en cuisine, c’est riche d’enseignements !

3 astuces pour inviter nos enfants à cuisiner

Comment amener nos enfants en cuisine pour que cela soit un plaisir pour tous ? Sans que soit le bazar, à se dire, oh mon dieu, je vais devoir nettoyer tout ça ! Et sans perdre patience ! Comment inculquer à nos enfants compétences et plaisir, qui leur seront utile toute leur vie d’adulte ? Pour cela, trois astuces peuvent nous aider :

1/ Etre clair sur les attendus

Qu’attendons-nous de notre enfant ? On peut, dès très jeune, donner des responsabilités à nos enfants. Il s’agit de trouver un équilibre entre les jeux et les responsabilités. Mais en fait pour les enfants,  tout peut devenir jeu, du moment que c’est présenté de manière amusante et détendue … Les enfants seront motivés, s’ils s’amusent tout simplement !
Cela doit être avant tout amusant à faire et un bon moment partagé ensemble, même si tout n’est pas toujours exécuté parfaitement ! Il s’agit, pour nous parents, de lâcher  prise un peu sur le résultat et la manière dont c’est fait !
NB : j’ai beaucoup de mal avec ce “lâcher prise”, surtout quand il s’agit du repas qu’on va manger le soir ! Difficile d’avoir une tarte avec des ingrédients que d’un côté par exemple, non?
Donc, pour les parents, il s’agit d’apprendre à amener les choses de manière amusante et détendue (faire à manger n’est pas une obligation, c’est un bon moment passé ensemble). Pour les enfants, il s’agit de prendre des responsabilités dans le fonctionnement de la maison, ici, dans la cuisine.

2/ Prévoir la bonne temporalité

Elle est importante pour le bon déroulement de la séance de cuisine.
Une mauvaise temporalité est par exemple lorsque vous décidez de faire une nouvelle recette avec votre enfant, avec une nouvelle compétence à apprendre, alors qu’il est 18h ou 19h. Il y a aussi le bain à donner, les devoirs à faire, etc. C’est également l’heure où les enfants peuvent être énervés de leur journée et sont le plus en demande de leurs parents.
Une bonne temporalité est par exemple le samedi (ou le mercredi pour les parents qui ne travaillent pas) après le petit-déjeuner ou le déjeuner par exemple. L’enfant ne doit pas avoir faim pour cuisiner et il ne doit pas y avoir de pression par rapport au temps consacré à cette activité (comme un repas qui doit être prêt dans 1/2h). Vous pouvez très bien anticiper la préparation du repas le matin pour le soir. Une fois les compétences acquises, quand il sera 18h et que vous serez pressé, vous pourrez demander à votre enfant : “j’ai beaucoup de choses à faire, pourrais-tu m’aider et laver les légumes comme on l’a vu l’autre jour ? Ou éplucher les légumes comme tu l’as appris ?”. Le temps “investi” a un moment sera du temps de gagner à d’autres moments !

3/ Exploiter et prolonger la motivation

Comment amener nos enfants à vouloir venir en cuisine ?
Entre 2 et 6 ans, les enfants sont intéressés par tout ce que les parents font, donc c’est très important de ne pas les exclure de la cuisine ! Ils ont une motivation intrinsèque, qu’il s’agit d’exploiter et de prolonger le plus longtemps possible.
De plus, nous construisons l’estime de soi en faisant quelque chose qui a de l’importance, qui est utile. On doit manger trois ou quatre fois par jour, et manger est un plaisir qui rassemble. Ils sentiront que ce qu’ils ont fait est apprécié et utile, sans devoir féliciter outre mesure.
Une autre piste est d’utiliser certaines facettes de la personnalité des enfants en cuisine (notamment pour motiver les plus grands à venir en cuisine). Chacun a des affinités particulières, qu’ils aimeront utiliser en cuisine : certains enfants aimeront faire le service, d’autres présenter avec soin une assiette, d’autres aimeront le challenge, certains reproduire exactement ce que l’on fait, etc. Adapter la tâche confiée aux affinités de l’enfant, à ce qui est important pour lui !

Apprendre à se servir des ustensiles de cuisine

La cuisine est le meilleur endroit pour aider nos enfants à devenir indépendant et autonome. Leur apprendre très tôt à faire à manger en s’amusant et à manger sainement permettra qu’ils l’intègrent le reste de leur vie. 

Je vais essayer d’appliquer ces conseils et voir ce que cela donne. Et vous, avez-vous des astuces pour amener vos enfants en cuisine ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires !